Séjour à la réserve des Monts d’Azur

Séjour à la réserve des Monts d’Azur

 4 juin 2019
 3 minutes environ

Bonjour Alena et Patrice Longour,

Tout d’abord, merci d’avoir accepté mon invitation.

J’ai eu le plaisir de visiter la semaine dernière votre réserve, la réserve des Monts d’Azur, située dans le domaine du Haut-Thorenc. Quel lieu magnifique !

Il y a de quoi être totalement dépaysé, j’ai eu une sensation de liberté. En me retrouvant en pleine nature à l’état sauvage, entre les bisons, les cerfs, les chevaux. Ça m’a fait penser à Karen Blixen dans « Out of Africa » !

Ainsi, je voulais en savoir davantage sur cette réserve, sur votre travail et plus particulièrement sur votre projet de tourisme durable.

Patrice, vous êtes vétérinaire et tous les deux avec votre femme passionnés par la nature.

Dans quelle démarche avez-vous décidé de créer cette réserve naturelle ?

Cela fait 10 ans que nous nous battons pour la pérennité des exploitations traditionnelles et pour la préservation de la faune. C’est un projet d’envergure en faveur de l’environnement. L’objectif est de créer un site naturel unique qui concilie tourisme et écologie, loin du tourisme de masse. Un lieu où l’homme partage un moment de complicité avec les animaux sauvages. Il n’est pas le maître mais simplement spectateur de la faune et de la flore. Nous et notre équipe veillons au bien-être de ces animaux, laissant ainsi la biodiversité reprendre seule sa place dans la nature.

En Europe, quels sont les animaux qui ont disparus ?

L’Europe a définitivement perdu 3 de ses cinq grandes espèces : l’aurochs, le tarpan et l’âne sauvage. Le bison lui n’a plus qu’une aire de répartition très restreinte en Pologne, en Biélorussie et peut être Caucase. Seul l’élan peut encore parcourir de vastes étendues en Russie et en Scandinavie. Pour les plus petites espèces cerfs, chamois, chevreuils, sangliers la situation n’est guère plus brillante en France avant 1950. Depuis, la déprise agricole a favorisé l’extension des forêts et le retour de ces herbivores et de leurs prédateurs, en particulier dans les massifs montagneux. Dans notre pays, la faune reste un élément de loisirs, or, elle participe à des processus complexes que nous ignorons. Elle joue un rôle majeur dans la dynamique des écosystèmes. C’est aussi un patrimoine culturel et social majeur.

De la coexistence … à la cohabitation, comment mettre cela en place ?

Il est urgent que l’être humain repense sa place dans les sociétés modernes. C’est en considérant la grande faune comme un moteur essentiel dans la dynamique des écosystèmes et des paysages. C’est pourquoi il ne faut pas la considérer comme une contrainte. Il est nécessaire de réapprendre à vivre avec elle, lui laisser une place dans les territoires mais aussi la considérer comme une ressource profitable.

C’est-a-dire faire un moteur d’activités économiques, culturelles, sociales dans les territoires en déclin.

Comment pouvons-nous vous aider et participer à la préservation de cette biodiversité ?

La réserve ne reçoit aucune subvention et ne vit que grâce à ses visiteurs. De chaque ticket acheté par un client, 40 % du montant servent directement à la sauvegarde de la vie sauvage.

 

Merci encore pour le temps que vous m’avez accordé. Et je vous remercie surtout pour tout ce que vous faites pour la faune la flore, et pour nous.

Et à très vite, pour une prochaine fois mais cette fois-ci on dormira sur place dans vos super lodges.

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